L’homme effacé

N’entendez-vous pas ses paupières pierres?
Sentez-vous s’effriter ses papilles calcaires?
S’y oubliera même son cœur,
son Amour et tous ses bonheurs.

Efflorescence à ses-yeux de verres,
cristaux isocèles dégoulinants, amers.
Il se meut en larmes qu’angine effleure,
et son Amour, et tous ses bonnes heures.

Au silence, tous ses pas faits s’enterrent;
et ce sable de sablier chassant y faire,
s’y oubliera même son cœur,
son Amour et tous ses bonheurs.

 

Elle le touche, son Amour étrangère;
son Amour le douche, l’assèche,
lui, disparaissant en ces caresses
comme s’effacent les falaises à la mer.

Entendez-vous ses paupières pierres?
Sentez-vous s’effriter ses papilles calcaires?
Percevez-vous l’homme s’effacer aux cinq sens,
où dormir lentement s’installe pour seule défense?

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Grammaire mur

Cette abstinente entreprise de toit en dégrade
où les métiers à rapetisser dansent sans drame
endolorés comme des ruines de foi malade
tous les jours ne s’y traîne ni reine ni trame

Tout de soie-litude et d’organisation
l’enfant-rouapé est un boulet genèse oignon

Ma poésie s’infiltre dans l’écart à l’énorme
ma mère ma nuit mé z’y manque l’orme

Quelle m’heure m’est-il?
Gramme d’erre au mûr

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La toilette borde la nuit

Il faut bien aborder la nuit. Dans la salle de bain, je brosse d’abord la prothèse, puis je passe la soie dentaire ou la petite brosse entre les dents. Je marche, parfois en rond, parfois je me rends au salon, la télévision offre des nouvelles qui sont presque toujours les mêmes qu’au journal de 18 heures. Je réalise systématiquement qu’avec le bruit du petit moteur électrique de la brosse à dents je n’entends pas ce que raconte la journaliste. Je reviens alors dans la salle de bain pour y terminer le brossage. Dans l’armoire règne un ordre utile. Il ne faut pas se tromper de médicaments. Le matin c’est à gauche, le soir c’est à droite. Je ne me souviens pas s’il m’est arrivé de ne pas les prendre. Lorsque je compte les comprimés il en reste toujours plus dans la bouteille de gauche. Je ne suis pas encore parvenue à mettre de l’ordre dans la routine du matin. Terminons d’abord la nuit.

Il faut bien aborder la nuit. Je mets le cell su’a charge, et règle une alarme. Parfois au matin elle s’active avant moi. Je ne désespère pas, ils arriveront pour vrai tous ces matins où l’alarme me sortira du sommeil pour commencer une nouvelle journée.

Il faut bien aborder la nuit. Il ne doit pas y avoir de fuite au masque. Le tuyau est froid sur ma peau, mais il se réchauffe à son contacte. Je cale ce serpent de plastique le long du plexus solaire maintenu par le radius droit contre le ventre, puis j’attends l’absence. La nuit, en bougeant, il vaut mieux prendre soin du tube, mais cela ne me réveille presque plus maintenant. Oui, je continue de mettre de l’ordre dans la nuit et il arrivera bien que les rêves reviennent habiter cet instant obscur, mais il faut d’abord que je sois moins occupé avec la quincaillerie médicale.

Il faut bien aborder la nuit. Je sais que je rêve. Je le sais, croyez moi. JE LE SAIS! TABARNAK!

C’est lorsque l’alarme met le feu dans ma tête, que je le sais. Parfois ce sont de moments heureux qui s’évaporent consumés par l’incendie du sang qui recommence à circuler dans les bras. Il faut de longues minutes avant que l’écran tactile ne reconnaisse le touché de mes doigts et finisse par taire… L’agresseur ou le sauveteur alarmiste? Les fins de nuits diffères, il y a des cauchemars aussi, mais ceux-là on ne fait pas d’effort pour ne pas les oublier. Qu’ils cessent d’être. Voilà, avec l’âge c’est facile!

Il y a aussi des alarmes très fidèles et efficaces, on ne les règle pas, ce sont des alarmes à poils et quatre pattes. Pour peu que la nuit soit agitée et la vessie bien tendue, ils savent où danser pilasser tout en chantonnant des miaulements d’enfant qui pleure. Ça marche à tout coup, la levée du corps est immédiate. C’est qu’elles ont faim ces petites bêtes, d’abord aller à la toilette.

 

La toilette borde la nuit.

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Méprises quotidiennes

Ah! Il y a de ces routes sans excentricité,
parfois en fermeture éclair partagées.
Elles avalent ainsi des paysages invisibles
à nos épidermes de tôle embouteillés,
où l’on s’y boxe, et s’y froisse si risible.

Je suis en lignes rectilignes et malignes,
et ne dors que d’instants que l’on souligne.
Le temps se fait d’images qui m’usent et s’amusent.
Ô muselières misères et ruses qui m’abusent.

Ah! Il y a ces soirs éculés… Ô écran plat au salon,
sédentaire spectateur en poursuite de diffusions.
Aussi ces jours claviers… las labeur d’écrans prisons,
antique zoo de chemises griffées en pantalons.
Et, ces mouvements, mouvements lents de parebrises,
maudite incirculation!
Et ma tête, crâne dérâpé à lorgnette rose bêtise.
Oh! Il y a moué, bête éprise par ces fenêtres méprises.

Je me love loup-garou à regard égaré.
J’aboie abattu par des lois inhabitées.
Mon réel est d’orages mathématiques, de mirages tableaux
et de cadres en cages, ces calculeux obèses et bestiaux.

Ah! Il y a ces soirs déformés… D’océan placide sans mamelon,
aussi ces jours d’ouvriers… sans amour, sans amour passion.
Et, il y a ces trajets, déplacements de lents parebrises,
où s’y engraissent en boucheffons les coutumières circulations.
Et maux de dite tête, sphère sertie d’orbites en reprises, pleines valises.
Oh! Il y a nous, et noués, à ces fenêtres méprises.

Et… S’y malbouffent, louves faméliques, d’inassouvies illusions.

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Dire l’âme art

Pour Yvette
et tous les autres au crépuscule cognitif

 

(Einstein a dit que Dieu ne joue pas aux dés;
et je dis que la mort n’est pas toujours un hasard)

J’irai me cracher dans ces couches de verbes
où mon esprit en fausse flore se désherbe.
Je suis pourtant un mammifère proverbe;
« Je vous l’assure, le silence est imberbe ».

Et de ce fait j’écris blafard à souffrir, car seul le dé sait.

Je me dis caresse, dire fort, et s’éteint pâle,
puis je la touche, sa main sans art-peser son souffle,
et fleur et, sa peau mourante. L’indignité souffre;
« Je vous l’affirme, le silence sait s’habillé de râles ».

Et pourquoi le cri est-il si rêche à s’offrir? Oui, seul le dé sait.

J’arme à mots, dire l’incohérence des palliés hâtifs,
en toute légalité, entendre, et attendre tendrement tendu,
où les chairs souhaitent par l’essoufflement définitif
que l’âme désarmée, enfin éclose s’exposant aux nues.

Ah oui!
Einstein a dit que Dieu ne joue pas aux dés;
et dire l’âme art toute en patience dans ce couloir.

 

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Orage au Lac Aulaire

Lent comme un projectile d’arme à feu à l’eau
ne pas atterrir au fond noyé par le limon.
Lent comme un projectile d’arme à feu à l’eau
traverser l’orage, traverser l’horloge,
et surtout, surtout ne pas couler.

Lent comme un aïeul qui drame de vieux os
Oh! Lac Aulair, ne pas s’attirer le fond.
Lent comme un aïeul qui drame de vieux os
inverser l’orage, renverser l’horloge,
et surtout, surtout ne pas tomber.

Rester calme et lisse
attendre que ça passe que ça finisse.
Rester calme! CÂLISSE!
Il ne faut pas monter aux édifices,
et surtout, surtout éviter l’hélice.

Que les jours usuels effacent les nuits et les pluies
les vieilles colères aussi, aussi colère de vieux.
Que les jours usuels effacent les nuits et les pluies
inverser l’horloge et bouleverser l’orage,
et surtout, surtout sans rager résister.

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Jouvence immobile

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J’avance à pieds perdus
j’avance à pas passés
l’enfance en pistes, en listes lestées
j’avance en traces d’eau nues

Où raller, allée roue, ornières
j’enfance tel mon peuple sans hier
dont l’avenir est loin derrière

J’avance, j’avance à pied, perdu
d’avance, j’avance à ne pas dépasser
l’enfance, pigiste d’un christ délesté
et je n’avance plus, je trace aux nues

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Âge gelé

Nulle Lune ne neige ni gifle au gel,
et tout ce fleuve de globules qui me fuit!
Blême, blême poème.
J’agonise, petite peau en la gueule d’un fauve,
le cœur épuisé  d’un enfant sâge trahit.

Gargouille grigâtre gîte d’orâge glassé

J’ai cries étouffés d’un satellite d’émoi,
roc organique jeté aux crocs organisés.
Poème blême, blême…
Même tout ce rouge explose sans cervelle,
m’égoutte et m’y fige, oh paysâge gelé!

https://whyevolutionistrue.files.wordpress.com/2010/07/lynx_and_har

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Mon feeling du jour

 

Où va l’avenir puisque…

l’ordre est quand scellée ou sellée?

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Vers d’yeux

Ces vers d’yeux
Sons, mais alarmes de nue main
foursale de jourmal

Vers d’yeux pour peine
montrer au monde sa chaine
et mourir à la une, énième
tel un leurre : -« à la fesaine profaine !»

Il y a des autruches sectaires
qui faute de s’envoler
la tête s’enterrent
et crèvent de bliblertés
éphémères

Et tirent afeugles comme des cicatrices laineuses a l  l   a    nt

Vers dzioeufs stériles

Pfeaux de pfierres à sang d’asile explosées: les moyens gloriants
des pétarles y drament à la folleries des gestes d’aimants
pfleures paniers où croulent floeuvres et délire sabord d’amant

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