Orage au Lac Aulaire

Lent comme un projectile d’arme à feu à l’eau
ne pas atterrir au fond noyé par le limon.
Lent comme un projectile d’arme à feu à l’eau
traverser l’orage, traverser l’horloge,
et surtout, surtout ne pas couler.

Lent comme un aïeul qui drame de vieux os
Oh! Lac Aulair, ne pas s’attirer le fond.
Lent comme un aïeul qui drame de vieux os
inverser l’orage, renverser l’horloge,
et surtout, surtout ne pas tomber.

Rester calme et lisse
attendre que ça passe que ça finisse.
Rester calme! CÂLISSE!
Il ne faut pas monter aux édifices,
et surtout, surtout éviter l’hélice.

Que les jours usuels effacent les nuits et les pluies
les vieilles colères aussi, aussi colère de vieux.
Que les jours usuels effacent les nuits et les pluies
inverser l’horloge et bouleverser l’orage,
et surtout, surtout sans rager résister.

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Jouvence immobile

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J’avance à pieds perdus
j’avance à pas passés
l’enfance en pistes, en listes lestées
j’avance en traces d’eau nues

Où raller, allée roue, ornières
j’enfance tel mon peuple sans hier
dont l’avenir est loin derrière

J’avance, j’avance à pied, perdu
d’avance, j’avance à ne pas dépasser
l’enfance, pigiste d’un christ délesté
et je n’avance plus, je trace aux nues

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Âge gelé

Nulle Lune ne neige ni gifle au gel,
et tout ce fleuve de globules qui me fuit!
Blême, blême poème.
J’agonise, petite peau en la gueule d’un fauve,
le cœur épuisé  d’un enfant sâge trahit.

Gargouille grigâtre gîte d’orâge glassé

J’ai cries étouffés d’un satellite d’émoi,
roc organique jeté aux crocs organisés.
Poème blême, blême…
Même tout ce rouge explose sans cervelle,
m’égoutte et m’y fige, oh paysâge gelé!

https://whyevolutionistrue.files.wordpress.com/2010/07/lynx_and_har

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Mon feeling du jour

 

Où va l’avenir puisque…

l’ordre est quand scellée ou sellée?

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Vers d’yeux

Ces vers d’yeux
Sons, mais alarmes de nue main
foursale de jourmal

Vers d’yeux pour peine
montrer au monde sa chaine
et mourir à la une, énième
tel un leurre : -« à la fesaine profaine !»

Il y a des autruches sectaires
qui faute de s’envoler
la tête s’enterrent
et crèvent de bliblertés
éphémères

Et tirent afeugles comme des cicatrices laineuses a l  l   a    nt

Vers dzioeufs stériles

Pfeaux de pfierres à sang d’asile explosées: les moyens gloriants
des pétarles y drament à la folleries des gestes d’aimants
pfleures paniers où croulent floeuvres et délire sabord d’amant

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Utilisation d’un blasphème d’athée

La vipère passe par le chas d’une aiguille
trou petit tout petit trou amarrée
comme une dague dorsale
s’y logeant si logis c’est logique

Y’a des troncs si pressés, citron!

Ce serpent est femme à pomme d’Adam plantant l’acide des agrumes dans l’omoplate d’ancien dieu

Qui sème l’amer s’y noir… ah hah! Infâme lit prit

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C’était triste, ça c’est sûr

Ne saupoudrez pas la surprise par vos yeux assourdis.

Le poète épuisé épèle chaque vers aux oreilles éblouies :
Entendre l’étendu latente de l’entendue tendue et tendre.
Il répète et se répète, s’y croyant utile, mais l’est-il ?

Qui ? Qui s’épreuve de vocables qu’offre l’âme à fendre ?
Des potes ont appâté chapelle par verre bouteille ennoblis,
pêchant du croyant dévot qui parle prière et roule à l’huile.

Hier, au cimetière
ce prête de cérémonie rémunéré, a récité presque en solitaire
un Notre Père.

Et n’enfarinez pas la fascination à vos yeux abasourdis.
Cé ça qu’y’é ça.

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Mamie Yvette

Pâques 2011 004

En famille mesurant en minutes la mort venir
est avenu durant des heures et des aurores à mourir,
et par nos larmes versées et nos âmes bouleversées,
il n’y avait rien à prouver. Nous l’avions tant aimée.

Nous avons pleuré avant l’instant dernier
seul avec l’aïeule, et à chacun son moment.
Mamie nous en a laissé le temps
avec sa patience des mères d’antan.

Au petit matin sans bruit
sans soif ni appétit
elle est partie

Mais quatre-vingt-seize ans
pour dire « je t’aime » à sa maman
peut parfois ne pas être suffisant

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Le pantoum sonnet

J’irais trouver l’aube dans les excréments de la nuit
où je tremble troublé de trop et m’enseveli
où tombent mes os souffrant de l’autre l’ennuie
tu me tus sans te taire à terre et j’oubli

Et je tremble troublé de trop et m’enseveli
l’imperméable âgé est tout de vaines garantis à la pluie
tu me tus sans te taire à terre et j’oubli
s’il pleut et il pleut au Soleil d’invisible arc-en-ciel enfouit

L’imperméable âgé est tout de vaines garantis à la pluie
je me suis vu nu comme un couple un vendredi
s’il pleut et il pleut au Soleil d’invisible arc-en-ciel enfouit

J’irais trouver l’aube dans les excréments de la nuit
où je tremble troublé de trop et m’enseveli
l’imperméable âgé est tout de vaines garantis à la pluie

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Les béates aux chavirements

La Saint-Jean sous la pluies, caricature  de Garnotte 25 juin 2011

 

 

La coupe s’en est allée
comme mariage usé
aux béates vont les chavirés malaises
parures obèses de prétentieuses balaises

Les béates aux chavirements
de tels avis telluriques déroutants
comme noces oubliées
comme un os remisé

Hait par là un poème tout de pluie déployé
inévitable et de silences long-longs
comme allait la séparation, l’est la séparation

25 juin 2015

 

 

 

 

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